Patrick Denis - Photographe

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jeudi 15 décembre 2005

Cavaillon - Jim Murple Memorial enflamme le grenier à sons

Le grenier à sons a terminé l’année en beauté avec une soirée festive qui a vu se succéder sur scène deux excellents groupes de ska Lord Skalipsoul et Jim Murple Memorial.

Lord Skalipsoul a démarré la soirée sur les chapeaux de roue en revisitant les "standards" jamaïcains, rattachant ses propres compositions à l’authenticité du calypso, des ska des années 60 et du reggae. Une heure de rythme, de danse et de bonheur qui a ravi le public Cavaillonais.

Après un bref entracte, les musiciens de Jim Murple Memorial ont pris le relais sur un rythme encore plus soutenu. Il ne faudra, en effet, que quelques minutes à Anne-Marie, la chanteuse du groupe, pour enflammer la salle et transporter le public du grenier à sons dans un univers où le rythme et la danse font bon ménage. Pendant prés de 90 minutes, c’est dans la pure tradition des chanteurs et des big band de la "black music" que le groupe a revisité les standards immortels du ska, du reggae, du boogie, du rocksteady ou de la soul. Chaque concert de Jim Murple Memorial est un événement et le groupe n’a pas failli à sa réputation en venant se produire à Cavaillon vendredi soir. Si vous avez raté ce concert, retenez bien ce nom : Jim Murple Memorial, un groupe promis sans aucun doute à un très bel avenir.


Anne-Marie la chanteuse de Jim Murple Memorial

vendredi 9 décembre 2005

Cavaillon - Lokito fait forte impression

Le grenier à sons a accueilli vendredi soir deux chanteurs Lokito et Mangu pour une soirée très latino. Lokito assurait la première partie et c’est lui qui a vraiment marqué cette soirée. Jorge Delgado dit « Lokito » est né dans la banlieue madrilène, mais il vit dans la région d’Avignon depuis 1989. Arrivé en France avec pour simples bagages un baluchon et sa guitare, que de chemin parcouru... Depuis, il n’a pas cessé d’apprendre et de se nourrir d’influences musicales, proches ou lointaines de ses racines. Il a appris la guitare flamenca avec les grands maîtres espagnol et après le tango argentin, le flamenco et la salsa, « Lokito » a trouvé sa recette : un savant mélange de latino urbain épicé de salsa, parfumé de rythmes reggae, avec une pincée d’inspiration africaine et un groove qui ne ressemble qu’à lui. Le public lui a réservé vendredi soir un excellent accueil et il a obtenu un succès amplement mérité. Place ensuite à Mangu, ce "nuyoricain" (New Yorkais originaire de République Dominicaine) n’a pas réussi à séduire les spectateurs avec son hip hop latino pourtant de très bonne qualité et l’assistance était plus que clairsemée à la fin du concert. Le public était assurément venu pour voir et entendre Lokito.


Lokito, c’est aussi un album prévu dans les prochains mois, alors ouvrez bien vos oreilles, c’est la « Descarga total », ça va déménager.

vendredi 2 décembre 2005

Cavaillon - Une soirée exceptionnelle avec Trilok Gurtu au "Grenier à sons"

Le grenier à sons a vécu vendredi soir une soirée exceptionnelle avec la venue de Trilok Gurtu. Ce percussionniste indien est né à Bombay dans une famille « musicale » puisque son grand père était un grand joueur de sitar et sa mère Shobha Gurtu, une chanteuse classique reconnue. Si Trilok Gurtu a commencé la musique à l’age de six ans, il s’est depuis produit aux quatre coins du monde et a joué, entre autres, avec John McLaughlin et Gilberto Gil. Il a enregistré une douzaine d’albums et le dernier a été réalisé dans le sud du Mali. C’est le travail issu de ce dernier album qu’il nous a présenté sur scène vendredi soir au grenier à sons avec avec Hadja Kouyaté (voix, Guinée-Conakry), Ali Boulo Santo (voix et kora, Sénégal), N’Gou Bagayoko (guitare, Mali), Filifin (kamélé n’goni et voix, Mali) et Sounkalo (dozon n’goni, Mali). En cherchant dans les compositions et l’appropriation des percussions rares du sud Mali, il a réussi à faire surgir toute sa culture indienne mêlée aux vibrations africaines.

Ces interprétations instinctives et recherchées font de cette création, une musique profonde, sensuelle, joyeuse et libérée. Sans doute la plus grande simplicité de Trilok Gurtu surgit-elle ici et signe le talent d’un travail novateur et érudit. Les spectateurs ne s’y sont pas trompés et ils s’étaient déplacé nombreux pour découvrir la performance de cet artiste hors norme. La prestation de Trilok Gurtu s’est révélée étonnante, émouvante et captivante à tel point qu’après deux rappels tonitruants, le public sous le charme a eu bien du mal à quitter le grenier à sons.



Trilok Gurtu a réussi à faire surgir toute sa culture indienne mêlée aux vibrations africaines

samedi 26 novembre 2005

Cavaillon - Funk-jazz et accordéon pour clôturer « Le grenier en chansons »

Deux groupes étaient à l’affiche samedi soir au grenier à sons pour clôturer « Le grenier en chansons » : trois soirées de fête, de rencontres et d’échanges autour de la chanson francophone. La soirée a débutée avec le groupe Belge «Rue Des Pêcheries », composé de huit musiciens qui puisent leur inspiration dans la musique soul et la funk des années 70. Ces jeunes artistes de formation jazz ou classique ont été distingués par le prix du public à la cinquième Biennale de la Chanson française en 2004. Avec une alliance de flûte à bec et de cuivres, « Rue des Pêcheries » a donné une touche particulière à cette soirée, inhabituelle en chanson.

Place ensuite au groupe Padam, accordéon, basse, batterie, derbouka, guitares manouches et hispaniques, voix éraillées, ce groupe de quatre musiciens nous a emmené à la rencontre de gens ordinaires, paumés, amoureux… Des histoires de la vie de tous les jours où le réalisme poétique côtoie l’humour le plus acide, où les mélodies entêtantes s’habillent de rythmes chauds et endiablés. Très applaudis par le public, le groupe a terminé la soirée avec une très belle reprise du célèbre « Padam » d’Edith Piaf.


Photo 1 : Le chanteur guitariste du groupe Padam : Nader Mekdachi

vendredi 18 novembre 2005

Cavaillon - Renn et Natalia M.King au grenier à sons

Ambiance cabaret vendredi soir au grenier à sons et une fois n’est pas coutume, les organisateurs avaient installé des petites tables rondes et des chaises pour accueillir deux artistes remarquables. Renn est anglais et vient tout juste d’enregistrer son premier album à Apt, Natalia M.King est quant à elle américaine et en est déjà à son troisième album ; le point commun entre ce chanteur et cette chanteuse: la musique, plutôt folk rock, et une sacrée voix pour tous les deux. Renn a débuté la soirée sur les chapeaux de roues et le public a tout de suite accroché : une musique rythmée, de superbes mélodies et une très forte présence scénique lui ont valu un franc succès amplement mérité.

Après un bref intermède, c’était au tour de Natalia M.King d’entrer en scène. Cette jeune chanteuse afro-américaine aux racines hispaniques est surprenante. Guitare sèche en bandoulière, elle a enchaîné des passages très rocks et d’autres beaucoup plus calmes comme celui dédié à sa maman. Elle a d’ailleurs dédié cette émouvante chanson à toutes les mamans présentes dans la salle. Après 90 minutes pendant lesquelles elle s’est dépensée sans compter, Natalia M.King a terminé ce très beau concert avec un superbe morceau de blues.


On retiendra de cette soirée : deux superbes voix qui feront sans aucun doute encore parler d’elles.

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