Tony Allen se produisait samedi dernier sur la scène du Grenier à Sons mais dommage pour les retardataires, le concert était complet.
Le Grenier à Sons enchaîne donc son troisième succès en trois semaines après General Elektriks et Piers Faccini, une performance notable qui reflète bien l’état d’esprit d’une équipe sur-motivée face aux difficultés annoncées.
Tony Allen, qui va fêter ses 70 ans en août prochain, est l’un des pionniers de l’Afrobeat aux cotés de Fela Anikulapo-Kuti dont il a été le batteur pendant plus de dix ans. Accompagné de huit musiciens dont une section cuivre de très haut niveau, Tony Allen a donné un superbe concert. Un concert crescendo, qui monte, qui monte doucement, et c’est ainsi qu’au bout d’une demi heure vous vous découvrez en train de bouger et d’onduler au rythme de cette musique à laquelle il est difficile de rester insensible.
Car un concert de Tony Allen, c’est avant tout la fête : « Une célébration » comme il l’a lui-même déclaré pendant le show, un besoin vital car sinon : « you are dead » (ndlr : vous êtes mort). Mais rassurez vous, après deux heures de concert, le public n’était pas mort du tout. Bien au contraire. Des soirées comme celles-ci, il en redemande !
Photo : Tony Allen et l'afrobeat, cette musique à la rythmique entêtée, basée sur peu d'accords, joués en boucle par des guitares et des claviers, agrémentés de riffs de cuivres puissants et mélodiques.